Monday, March 02, 2015

La modélisation participative en trois dimensions à Madagascar : une grande première

Situé à 35 km de la capitale Antananarivo, le bassin versant d’Avaratrambola qui inclue trois fokontany (village traditionnel malgache) dont Avaratrambolo, Ampahitrizina et Ambohitrakely, appartient à la commune rurale d’Ambohitrolomahitsy. Elle couvre une superficie de plus de 13 km². Les caractéristiques agro-climatiques et socio-économiques du bassin versant sont typiques de la région centrale du Madagascar, qui est formé par des hauts-plateaux. Dans le cadre du développement rural, un projet appelé Ndao Hivoatra qui signifie « Allons vers une évolution » a été appliqué aux trois fokontany cités précédemment. L’implémentation du projet financé par la Banque Mondiale via l'Association pour le Renforcement de la Recherche Agricole en Afrique Orientale et Centrale (ASARECA) est sous la responsabilité d’Artelia Madagascar avec l’appui technique de Farming and Technology for Africa (FTA) et le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (FOFIFA) comme partenaire scientifique.

Pour stimuler la participation de la communauté, l’équipe de gestion du projet a opté pour une nouvelle approche, plus participative et ayant déjà fait ses preuves dans divers pays : la modélisation participative en trois dimensions ou MP3D, une première à Madagascar. Cet exercice de cartographie participative a eu lieu du 3 au 13 Février 2015 avec la participation active des habitants des trois fokontany, des techniciens affectés au projet, des co-facilitateurs locaux, des représentants de diverses Organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que de deux facilitateurs expérimentés venus de la République démocratique du Congo (RDC). La présence de ces derniers était soutenue par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA). L’exercice s’est effectué en trois grandes étapes biens distinctes : la construction de la maquette, l’élaboration de la légende de la maquette et la mise en place de la maquette sur la base des données générées à partir des souvenirs des résidents. La maquette, élaborée à l’échelle 1 : 3000 (1 cm sur la maquette correspond à 30 m sur le terrain), couvre une surface totale de 2,304 ha et mesure exactement 1,6 m de chaque côté.

La première étape exigea un travail de précision. Chaque action devait être entreprise avec un maximum de méticulosité. On laissa ce travail de bricolage aux petits soins d’une vingtaine d’élèves bénévoles, issus de l’école primaire publique d’Avaratrambolo et du collège d’enseignement général d’Ampahitrizina avec l’encadrement des facilitateurs congolais, des co-facilitateurs locaux, des techniciens affectés au projet et des représentants des ONG. Cette étape se déroula en deux jours avec l’enthousiasme des élèves et le dynamisme des facilitateurs.

Dans la deuxième étape, il fallait élaborer la légende de la carte et définir la façon de la visualiser sur la maquette. Complétée en un jour, cette phase témoigna l’étroite collaboration entre les représentants des trois fokontany et les intervenants externes. Pour finir, l’étape du remplissage de la maquette se présenta. Ce travail exigeait une parfaite connaissance du milieu agro-écologique local. Cette étape vit une participation active et disparate de la population locale : hommes, femmes, jeunes, personnes âgées et dirigeants s’impliquèrent dans la tâche. En d’autres termes, elle démontra l’efficacité de l’approche participative, car presque la totalité de la communauté locale était réunie autour de la carte pour essayer d’identifier ses terres et ses caractéristiques suivant la légende définie préalablement ; tout cela sans l’intervention des experts ni des facilitateurs.

Durant le processus, la communauté se posait à voix basse la question « à quoi servira cette carte pour nous? ». Dès que la carte fut achevée, le premier constat de la population locale fut que leur rizière ne couvrait qu’une petite partie de la maquette, d’où la conclusion que l’exploitation d’une plus grande surface est envisageable. Le second constat souleva des problèmes liés au régime foncier, une préoccupation prioritaire dans l’approche nationale du développement. Certains participants furent de l’avis que, grâce à cet outil, ces problèmes pouvaient être résolus à l’aide d’une discussion autour de la maquette avec les responsables du foncier. La troisième observation était en rapport avec le réseau hydrique ; les techniciens affectés au projet remarquèrent que le milieu est riche en eau, donc la gestion efficace de cette dernière doit être primordiale ; ceci est d’ailleurs un des objectifs du projet. Une fois achevée, la maquette fut alors dévoilée au grand public : des enfants aux adultes, et même à ceux qui étaient étrangers au milieu.

Pour conclure, ce premier exercice de MP3D fut un franc succès dans la mesure ou, dès sa présentation, les exécutants du projet ont reçu plusieurs demandes de répétition. L’exercice démontra l’essence même de l’approche participative car, durant toutes les étapes, l’on a pu observer la participation active de différents groupes représentatifs de la communauté du bassin versant, et cela sans aucune préoccupation de la situation, du niveau de vie, du genre. En somme, la barrière de la discrimination a été supprimée. Ainsi, on peut affirmer que l’exercice ne s’arrêtera pas sur ce lieu. Ce n’est que le début d’une succession d’interventions comme celle-ci, puisque cet outil a démontré sa puissance et sa richesse à tous les niveaux du milieu rural.

Ecrit par Christian Andrianarison Sitraka et Sarobidy Hasimbola Razanajatovo Tsilavo

Regardez l'entretien vidéo avec l'un des experts, M. Serge Rakotoson, lors de l'implémentation du projet.

Est qu'on arrivera à faire pareil? Serge Rakotoson réfléchit sur les défis et les résultats surprenants d'un exercice MP3D from CTA on Vimeo.

Thursday, January 22, 2015

Participatory Data: Public or Private?

Participatory 3D modelling (P3DM) is a community-based process centred, which integrates local spatial knowledge with data on elevation of the land and depth of the sea to produce physical 3D models. Residents of a given area assemble a 3D model of the territory they rely on for their livelihoods and cultural practices. P3DM is used for a number of purposes and addresses a range of issues including spatial planning, land tenure, climate change adaptation, intergenerational knowledge exchange, building community identity, documenting local knowledge for advocacy purposes, and more.

P3DM has been used mostly in developing countries in rural areas. A P3DM exercise covering an area of 1000 km2 at a 1:10000-scale lasts approximately 10 days and involves 50-100 knowledge holders. The resulting 3D map stores a huge amount of geo-located data, matching a well-defined legend. The legend - developed by the local communities - includes point, line and polygon data; it reflects local and traditional knowledge of all sectors of society, including women and elders. Free Prior Informed Consent (FPIC) obtained, data displayed on the 3D model are imported into GIS environments and further analysed and compared with other data sets. Depending on the scale used, a P3DM exercise may generate up to 80 layers of information including land cover, resource use and tenure, social infrastructure, settlements, sites of cultural significance and more. Some data may be considered as sensitive by the knowledge holders and treated as confidential (i.e. removed from the model or stored as classified layers in a GIS). Custodians of data (usually NGOs operating on behalf of communities) should manage these according on ethical principles and agreed procedures.

P3DM works best at 1:5000 – 1:10000 scale or larger. The larger the scale (1:5000 is larger than 1:10,000), the more detailed and diversified the input of the knowledge holders will be. As a consequence, P3DM can be applied on moderately large areas (1000-4000 km2) at a time, although repeated exercises may result in the full coverage of small island nations. In countries covering large portion of the Earth, P3DM can and should be applied on selected “hot spots” to address specific issues.

As a follow-up to the 2006 “Mapping for Change” Conference which took place in Nairobi, the Community of Practice devoted to the improvement of Participatory GIS (PGIS) practice, developed guidelines on “Practical ethics for PGIS practitioners, facilitators, technology intermediaries and researchers” available 12 languages.

Data generation is part of the P3DM process, but not its end. Evidence has proved that as a result of the process, knowledge holders gain a deeper understanding of their bio-physical and social environments, heightened awareness on the importance of sound and climate-smart resource management and more. Data are usually generated to serve the process as the communities (all generations) learn by doing and to empower knowledge holders in interfacing with higher authorities.
Sharing of data is strategic and meant to serve purposes set by the knowledge holders. On the other hand the process allows for traditional and scientific knowledge systems to come together and make use of or build on the best of the two “worlds”.

Thursday, January 15, 2015

CTA Open Seminar: "Participatory Data: Public or Private?"

The seminar "Participatory Data: Public or Private? is organised by CTA in anticipation of the forthcoming International Open Data Day

"Within Participatory mapping processes participatory data are usually generated to serve the process itself as the communities learn by doing and to empower knowledge holders in interfacing with higher authorities. Sharing of such data is strategic and meant to serve purposes set (ideally) by the knowledge holders. On the other hand the process allows for traditional and scientific knowledge systems to come together and make use of or build on the best of the two worlds."

When? Wednesday, 21 January,  2015, 10:00 – 12:00
Where? CTA, Agro Business Park 2, 6708 Wageningen, The Netherlands;
What?: get the flyer
Who? all those interested.
How? you are free to join. Here is our location on Google Maps


Saturday, January 03, 2015

PGIS / PPGIS Community Growth updates


The PGIS/PPGIS Community of Practice is present on Dgroups since 2003, on LinkedIn since June 2008 and Facebook since May 2010.

Here are some stats about its growth:

DGroups:
# of members on 31/12/14:       2,643
Growth over the year 2014:         +3%

LinkedIn:
# of members on 31/12/14:      2,364
Growth over the year 2014:         +6%

Facebook:
# of Likes on 31/12/14:             1,428
Growth over the year 2014:        +14%

Twitter:
# of followers on 31/12/14:          611
Growth over the year 2014:        +10%

A new PGIS twitter account has been creates to report on PGIS activities run by CTA. You are welcome to follow it as well.

Be reminded that on Dgroups there are four PGIS/PPGIS communities. One for a global audience in English, and language-defined French, Spanish and Portuguese chapters. The above image shows the geographic distribution on members on the global (English) list.

Thursday, December 25, 2014

Iligan City Participatory 3D Modelling



A participatory 3D mapping (P3DM) skillshare in Iligan City, Philippines. This is a component of the Greenpeace Climate Crisis Response Project.